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La fin du yo-yo infernal ?

Petite j'étais plutôt fluette. Le médecin avait même prescrit à ma mère des fortifiants. Et puis, tout a commencé à se gâter à la pré-puberté, vers dix, douze ans. J'ai commencé à m'arrondir. Rien de catastrophique, mais quand même. Je complexais. Je faisais donc de petits régimes avec ma mère. J'aurais aimé être svelte comme mes copines. Les cours de sport étaient ma hantise. Je me trouvais pataude, lourde, empotée.

A commencé alors le cycle infernal du yo-yo. A 18 ans, j'étais mince. Et puis j'ai trouvé ma voie professionnelle, je suis partie en formation à Paris. Nourrie, logée. L'ennui ! On compense en mangeant. J'ai du prendre 10 kilos. Avec mon chéri nous projetions de nous marier, je ne me plaisais pas. J'ai donc démarré un régime hyper-protéiné, très strict. Je me nourrissais de trois sachets par jour. Malgré toutes les critiques qu'on peut entendre sur ce type de régime, ça a bien marché pour moi. Douze kilos de perdus en quelques mois. Que j'ai réussi à stabiliser.

Et puis assez vite j'ai été enceinte de ma grande. Dix-sept kilos de pris. Outch ! Mais en sortant de la maternité, j'en avais perdu douze. Ma grossesse s'était terminée pendant la grande canicule de 2004, je pense qu'il y avait pas mal de rétention d'eau. J'ai donc très vite retrouvée mon poids d'avant.

Deux ans plus tard, une nouvelle grossesse. Dix-neuf kilos au compteur ! Ca commençait, quelque peu, à plus se voir. J'avais à l'époque particulièrement apprécié la remarque de ma belle-mère qui, en regardant une photo de moi à la maternité disait : "Mais tu avais déjà accouché là ?", alors que je tenais mon bébé dans les bras ! Avec un peu plus d'efforts, à nouveau un régime strict après la fin de l'allaitement, j'ai à nouveau à peu près tout perdu. Disons que, pour être honnête, j'en avais trois de plus qu'à mon mariage; Honnête après deux enfants.

Et puis, petit à petit j'en ai repris deux ou trois encore et je suis tombée enceinte de notre petite dernière. Croyez-moi, je ne suis pas du genre à me goinfrer. J'ai certes un bon appétit, je suis gourmande, mais plutôt raisonnable dans l'ensemble et je mange équilibré. sauf que je suis du genre à prendre trois ou quatre kilos rien qu'à l'annonce de ma grossesse ! Mon deuxième point faible est qu'étant quelqu'un de plutôt angoissée, je suis sujette au stress et j'ai tendance à grignoter (sagement) pour compenser !

Donc troisième grossesse... roulement de tambour... j'ai passé la barre des vingt kilos. Je savais que j'allais morfler pour les perdre. Je ne croyais pas si bien dire ! Donc moi, mes vingt kilos et quelques, ajoutés aux trois ou quatre pris avant cette grossesse, on en était pas loin des vingt-cinq supplémentaires depuis mon mariage.

Au retour de la maternité, il m'en restait une bonne dizaine ! C'était sans compter sur mon ami le stress qui a fait son grand retour. Ma petite chérie m'en a bien fait baver niveau stress et fatigue pendant quatre mois. J'en parlais ici. Je n'étais plus très loin de la bonne dépression. Je n'avais plus aucun rythme de sommeil, j'errais la nuit, comatais le jour, ne prenais quasiment aucun repas correct à table. En six mois, au lieu de perdre quelques kilos, j'en ai donc repris six ! Je ne reconnaissais plus mon corps. J'ai du me racheter des vêtements, je ne rentrais plus dans rien ! Ce n'était pas moi ! Je me dégoutais.

Vers les sept mois de ma puce, j'ai donc pris rendez-vous avec une nutritionniste. Je ne pouvais pas me lancer dans un régime trop restrictif, vu que je l'allaitais. Elle m'a donc indiqué un programme alimentaire à suivre, équilibré, ou les féculents étaient restreints mais pas supprimés. En quatre mois, j'ai perdu neuf kilos. Nous arrivions aux grandes vacances. Nous sommes partis, je n'ai pas repris.

A la rentrée je pensais poursuivre seule, mais je peinais. Je suis restée en stand by jusqu'en janvier-mars de cette année ou, avec les fêtes de fin d'année, j'avais repris deux kilos.

Je me suis donc donnée un grand coup de pied aux fesses et suis allée voir la médecin nutritionniste qui m'avais fait mincir avec les régimes hyper-protéinés. Je savais qu'elle allait me booster. Si on ne me "flique" pas, j'ai du mal. Seul petit souci, contre toutes attentes, j'allaitais toujours ma louloutte. Donc, out les sachets ! Effectivement, elle n'a pas été tendre avec moi, m'a dit qu'il fallait vraiment s'y mettre. Une de ses phrases résonne encore en moi : "Le sucre, c'est le poison". Souvent j'y repense quand j'ai une pulsion de sucré. On est donc parties pour un régime protéiné, mais "naturel". Que du salé au petit déjeuner (jambon, oeufs, fromage) qui évite les fringales de fin de matinée. Je valide totalement et m'y suis très bien faite ! Je n'ai pas pris une cuillerée de confiture depuis mars dernier. A midi, légumes et viande. Eventuellement un fruit. Au goûter, un en-cas protéiné. J'avais trouvé de petites gaufrettes au chocolat ou à la vanille, qui accompagnées d'un thé me faisaient l'effet d'un vrai extra. Le soir, légumes et poisson ou oeuf. Eventuellement, un yaourt. J'avais droit à un extra par semaine.

Je ne dis pas que cela n'a pas été dur. Après c'est comme tout, c'est une question de détermination et de volonté. Au bout de quelques jours, les enfants pouvaient manger des frites ou des gâteaux devant moi, mon chéri manger à côté de moi à la télé le soir, cela ne me faisait pas envie. Cet été avant de partir tout le mois d'août, j'en étais à douze kilos de perdus. Ma mission était de stabiliser pendant ces vacances. Pari tenu ! Et pourtant, je n'étais pas au régime. Je n'ai juste pas abusé !

Au retour, j'ai repris mais la motivation était plus difficile à trouver. J'ai difficilement perdu encore un kilo et demi et puis ça stagnait. J'ai donc décidé de faire un break ! Je vais tenter de stabiliser. Je pourrais toujours mettre un dernier coup de collier en janvier. Car, oui, j'espère bien que c'est la dernière fois que je dois m'astreindre à un vrai régime difficile et long sur la durée. Plus de bébés au programme, bientôt quarante ans (arghh), j'aimerais donc stabiliser définitivement mon poids. Après, je suis réaliste. je sais bien que je devrais me surveiller à vie. Que j'ai une constitution telle que je suis du genre à prendre un kilo en regardant trop longuement des gâteaux dans la vitrine du pâtissier. Je connais mes points faibles (le stress et la gourmandise), il faut donc que je sois vigilante !

Je sais aussi que je n'ai pas la silhouette d'un top model. Ceci dit, en toute franchise, je ne trouve pas cela joli, une femme trop maigre. Quelques formes sont plus jolies à l'oeil. Mon chéri lui ne m'a jamais critiqué, m'a toujours dit qu'il me trouvait belle, mais me fait beaucoup plus de compliments depuis que j'ai minci ! Mais aujourd'hui, quel plaisir de pouvoir à nouveau à peu près m'habiller comme je le souhaite, de rentrer à nouveau dans mes jeans, mes jupes, mes petites robes. Au total, j'ai donc perdu vingt kilos.

Depuis le mois d'octobre, j'ai repris une activité sportive, qui je l'espère va m'aider à me remuscler un peu. Je veux y croire à la fin de ce yo-yo infernal !

Et vous ? adeptes des régimes ?

La fin du yo-yo infernal ?

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Une part de ciel...

Une part de ciel...

Cette année, j'ai eu la chance de pouvoir participer aux matchs de la rentrée littéraire grâce à ma copine Alice. Mon choix s'est porté sur le livre de Claudie Gallay "Une part de ciel". J'avais déjà lu et beaucoup apprécié l'un de ses précédents romans "Les déferlantes". C'est donc tout naturellement que mon choix s'est porté vers cet ouvrage. Je vous livre ici mon appréciation.

Résumé : Début décembre, Carole reçoit par la poste une boule à neige. Elle en a l'habitude depuis son plus jeune âge, cela signifie que son père Curtil va revenir. Elle part donc dans le petit village de son enfance, Le Val des Seuls dans le massif de la Vanoise. Là-bas elle retrouve son frère Philippe et sa sœur Gaby qui, eux, n'ont jamais quitté leur région natale. Garde forestier, Philippe adore sa montagne surtout quand il se retrouve seul la nuit pour damer la neige. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son mari, en prison pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, Jean, la Baronne et ses chiens, le bar de Francky avec sa jolie serveuse…
Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo un artiste de l'éphémère. Les jours qui passent pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… L'imprévisible Curtil sera-t-il là pour Noël
?

"Une part de ciel" fait partie de ces romans que l'on commence et qu'on n'a pas envie de "lâcher" ! Chaque jour, je me limitais dans ma lecture, juste pour le plaisir d'en différer la fin, de prolonger le plaisir. Le rythme est lent, mais captivant. Présenté sous la forme d'un journal, on suit l'héroïne et son attente, jour après jour du 03 décembre au 20 janvier.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans la lecture de ce roman, c'est que à chaque fois que je m'y plongeais, je partais dans ce village, dans cette vallée désertée où les seules animations résident dans l'activité de la scierie et dans l'animation du seul café du village. On ressent véritablement cette atmosphère un peu glauque, un peu pesante de ces villages montagneux. Leur rudesse aussi, le froid, glacial qui vous transperce. La beauté des paysages aussi. La dureté du caractère de ses habitants. La misère qui peut y régner.

Les personnages sont aussi très aboutis. Tout est question d'atmosphère. Beaucoup de non-dits, de sentiments habilement suggérés, sans les expliciter. Cette relation fraternelle à trois, particulière... Encore une fois, les non-dits, les ressentiments liés au traumatisme commun de l'enfance, en raison de cet incendie qui a ravagé la maison familiale.

Et puis, ce père, mystérieux que tout le monde attend comme le Messie. Un homme, qui depuis toujours délaissait sa famille et s'absentait au gré de ses envies. Il ne nous est pourtant pas présenté comme un homme méchant. Tout le paradoxe est là ! Plutôt un père aimant, mais atypique. Ses enfants l'acceptent tel qu'il est.

Je ne vous en dévoilerais pas plus ici. C'est un roman qui se lit, qui se vit presque je dirais.

Merci à l'organisation des matchs de la rentrée littéraire de m'avoir offert ce livre et de m'avoir permis de le découvrir. Avec lui, j'ai donc participé aux Matchs de la rentrée littéraire Priceminister - Rakuten.

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De la magie pour halloween.

Halloween, ce n'est définitivement pas mon truc ! L'escalade à qui aura le déguisement le plus gore, la course à l'horreur, le côté commercial, etc... ça ne me séduit pas du tout ! En même temps, la Toussaint, il faut le reconnaitre, chez nous autres français, ce n'est pas très joyeux. Planter des bruyères et des chrysanthèmes sur les tombes, une journée triste, où souvent, comme aujourd'hui, la météo est tout aussi triste et déprimante...

J'ai donc tenté de glaner et de récupérer les côtés sympas de cette fête pour les enfants. Peut être aussi car je suis attachée au fait de suivre les dates sur le calendrier, afin qu'ils s'y repèrent. Et pour moi la fin octobre marque l'entrée dans le temps froid, la nuit qui tombe vite (sûrement liée à ce vilain changement d'heure !), les préparatifs de Noël qui vont se rapprocher, etc... Et puis toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête. Mais comme je le disais, nous, les vampires, les squelettes, les morts-vivants, ce n'est vraiment pas notre truc. Je ne trouve pas ça beau, je ne trouve pas ça drôle et je trouve qu'on vit déjà assez de choses glauques et difficiles sans en rajouter. Les enfants ne sont pas du tout attirés par cet univers... Ouf ! Donc voici comment s'est déroulé notre petite fête d'Halloween. Tout d'abord, le plaisir passe par le ventre et par les yeux. Chez nous en tout cas ! Qui dit respect des saisons, entrée dans la période froide, dit soupe ! J'ai donc concocté une soupe au potimarron qui diffère un peu de la soupe à la citrouille en ce qu'elle est moins fade. En dessert, des cupcakes orange et noix avec un glaçage au chocolat, décorés de chats noirs et de petites sorcières. Mon petit commis de cuisine m'a aidé et sa petite soeur a eu la bonne idée de s'enfuir avec le pot de farine jusque dans ma chambre et de le renverser par terre !

Tout était donc prêt pour le retour de notre chasse aux bonbons ! Car pour nous, c'est l'évènement phare ! Le matin, nous avons apposé quelques petites décorations sur les vitres du salon, posé des potimarrons dans l'entrée... D'abitude nous avons une citrouille lanterne, voire deux, mais cette année une petite flemme (et le fait que j'ai déjà failli perdre un doigt en coupant mon potimarron !) nous en a empêché ! A la nuit tombée, arrive le moment de se déguiser. Les filles étaient en petites sorcières et mon fils en citrouille-sorcier. Quand je dis sorcières, ce sont les gentilles sorcières hein ? Celles qui fabriquent de petites potions ou au pire vous transforment en crapaud ! Chacun son petit panier. J'avais trouvé (suite à une info de bon plan sur le net), plein de petits trucs rigolos chez Lidl pour un prix dérisoire : des bonbons Halloween, des bonbons yeux, des stickers pour les fenêtres, les décos pour les gâteaux et trois jolis chapeaux.

Cette année, la petite participait activement pour la première fois. Elle a suivi toute la "tournée" à pied et était loin d'être la dernière ! Pourtant elle ne mange pas vraiment de bonbons, mais courait devant tous les enfants, toute excitée et criant "des bonbons, des bonbons ! C'est la nuit !". Et je crois que là, tout est dit ! La magie opère...

Sortir costumés, dans la nuit quasi-noire, avec juste l'éclairage de quelques réverbères, observer les maisons éclairées ou susceptibles de nous ouvrir, sonner, attendre de voir si la porte va s'ouvrir, et récolter des bonbons, encore des bonbons qu'on arrivera jamais à manger tellement il y en a ! Leurs yeux brillaient de mille feux. Et puis d'année en année, le petit cortège des enfants s'agrandit dans le quartier. Pas la peine de se fixer un rendez-vous. Les enfants sortent, se rejoignent à la nuit tombée, comme un rendez-vous secret, fixé un an auparavant !

La seule petite chose qui est venue gâcher tout cela, ce sont deux trois garçons d'une dizaine d'année, déguisés de façon très "gore" (hache dans la tête, visages monstrueux et sanguinolents) et qui ont pris un malin plaisir à surgir derrière les petits dans la nuit. Mon fils hurlait, était en larmes, terrorisé ! La petite, heureusement, n'a pas vraiment remarqué et ma grande les a traité d'imbéciles !

Heureusement cela a vite été oublié. Nous avons fini notre promenade nocturne, et sommes rentrés peu après frigorifiés mais heureux. Pendant que la bonne soupe réchauffait, les enfants triaient leurs bonbons, faisaient des échanges.

Après notre bon repas, personne ne s'est fait prier pour mettre son pyjama et retrouver son bon lit douillet, les lumières dansantes des "Jack lanternes" encore devant les yeux.

Et vous ? Vous fêtez Halloween ? ça se passe comment ?

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